05/12/2006

Les émigrées et la violence conjugale

Le centre femme est une association qui aide les migrantes à créer des liens avec leur pays d’accueil et d’autres femmes migrantes. Le mercredi après midi de quatorze à dix-sept heures, les femmes se retrouvent autour d’un café, grignotent des biscuits, et papotent entre elles. Venues de différents horizons, musulmanes, chrétiennes ou athées, elles ont toutes un point commun : l’exil et la nécessité de s’intégrer.

 

C’est dans le cadre des rencontres communautaires que le centre organise une table ronde autour de la violence faite aux femmes. Maria  qu’on va nommer la cheffe de conférence, travaille au Centre Femmes. Elle ouvre le débat comme une mise en garde. La violence conjugale peut arriver à n’importe qui d’entre nous. Elle se retrouve dans tous les milieux socioculturels, ça va de la femme cheffe d’entreprise, à la femme au foyer.
 
Il ne faut pas avoir honte, il est nécessaire de se faire aider. Certaines femmes en meurent, d’autres gardent des séquelles physiques, ou psychologiques toutes leur vie. La violence conjugale tue les femmes plus que le cancer, les accidents de la route et même la guerre, selon l’organisation mondiale de la santé. Il faut savoir aussi qu’il y a différentes sortes de violences. Elle peut être physique, sexuelle, ou morale.

 

Une jeune femme  d’origine Marocaine prend la parole : la violence physique, c’est les coups. Et la violence morale? La violence morale, explique Maria c’est être dénigrée, rabaissée, insultée. C’est quand votre conjoint refuse de subvenir à vos besoins, alors que vous ne travaillez pas. C’est être isolée de sa famille, de ses amis. C’est quand un mari interdit à sa femme de sortir.

 

Comment peut-on prouver ces violences? demande une autre femme. Vous n’avez pas besoin d’apporter des preuves, nous avons le devoir de vous croire sur parole, répond Maria.
Que fait la loi si un mari refuse de donner de l’argent à sa femme ? La réponse n’est  pas claire. Dans les centres, on aide les femmes à avoir leur autonomie vis-à-vis du mari violent.
On les renseigne, les oriente pour qu’elles s’en sortent.

 

Une femme chinoise pose la question épineuse du permis. Une femme victime de violence perd son permis, en quittant son mari, si elle est entrée en suisse dans le cadre du regroupement familial. Maria reconnaît que certaines femmes victimes de violences conjugales ne quittent pas leur mari par peur de perdre leur permis. Un grand silence se fait. Faut-il attendre d’avoir un permis C avant de quitter un mari violent? Cinq ans, c’est long. Courber l’échine ? Non, entonne maria, rien ne justifie que l’on se fasse humilier, frapper ou violer.

 

Des maris violents obligent leur femme à coucher avec eux. C’est un délit, cela s’appelle un viol. Quand on ne veut pas, on ne veut pas, martèle Maria. Un autre grand silence se fait encore. Elles réfléchissent. Une Pakistanaise dit qu’elle ne savait pas que l’on pouvait parler de viol conjugal. Cependant elle explique que certaines femmes ne portent pas plainte et ne quittent pas leur mari par peur de perdre leur communauté, d’être reniées par leurs parents en cas de divorce.

 

La plupart des femmes vivent dans le pouvoir des hommes poursuit-elle, pourtant c’est elles qui font l’éducation. C’est les femmes qui mettent les hommes sur leur trône, elles qui poussent leurs filles sur leurs traces. Selon elle, il faut que les femmes prennent conscience que le pouvoir est entre leurs mains. Elles peuvent changer les choses, en commençant par la base: éduquer autrement. Apprendre à leurs petits garçons à respecter l’intégrité des femmes. Aux petites filles à être libres, revendiquer ce respect. Maria approuve le plaidoyer de la jeune femme.

 

Toutes ces femmes, qu’elles s’expriment ou non, ont le même regard. Un regard qui a envie de savoir, elles veulent s’en sortir, comprendre et être comprise. C’est déjà suffisamment difficile de devoir quitter son pays, apprendre une autre langue, découvrir une culture inconnue, si en plus la violence s’emmêle…

 

Pour les femmes victimes de violence conjugale et/ou familiale avec ou sans enfants:

Centre d'accueil Malley prairie, chemin de la prairie 34, 1007 Lausanne, tél.: 021 620 76 76

E-mail: info@malleyprairie.ch

Site: www.malleyprairie.ch


Pour toute personne victime de violence:

Centre de consultation LAVI, place Bel-Air 2, 1003 Lauanne,tél.: 021 320 32 00

 

Bureau d'information femmes, av. Eglantines 6, 1006 Lausanne, tél.:021 320 04 04

Permanence du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00

Hawa

15:03 Publié dans SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (1)

04/12/2006

ENVIE DE COUTURE ?

J'ai accompagné une personne un jour à l'association Appartenances et j'ai découvert le Centre Femmes. J’ai appris qu'il y avait des cours de couture. J'ai profité de l'occasion pour parler tout de suite avec la responsable, pour savoir si je pouvais intégrer ces cours. J’ai appris qu'il y avait six cours: débutant, moyen, avancé, et des cours d’appui avec huit personnes par cours maximum. Je me suis inscrite au cours avancé. Je sais coudre, mais ça faisait très longtemps que je ne cousais pas chez moi, je n’avais pas la place pour couper et essayer.

Je voudrais vous faire connaître ce lieu :
Anne Marie Gonzalez est la responsable des cours de couture depuis 1999. Nous sommes un groupe de femmes de différents pays. Chaque personne choisi un modèle dans une revue et le coupe. Après il y a l’essayage, c’est un moment important où on donne son avis. Il y a les compliments et aussi l’envie de faire le même modèle ou d’acheter le même tissu. Le moment que j’aime le plus, c’est quand le travail est fini. On essaye et si le modèle est original, on le photographie pour le mettre dans l’album de photos du cours. Voir la satisfaction d’une femme qui admire son vêtement est magnifique.
Ici il y a de femmes qui parlent à peine le français, je suis  en admiration pour ces femmes qui arrivent à faire des choses magnifiques avec des tissus de toutes les couleurs.
 
 

Le centre femme existe depuis 1992 et est sous la responsabilité de deux coordinatrices, Mme Christine Müller-Ulrich et Mme Annie Piguet. Les personnes qui peuvent intégrer ces cours doivent avoir plus de 18 ans, être domiciliée à Lausanne et  avoir un permis valable. Le centre femmes est un lieu très important pour les personnes qui s’intègrent en Suisse et ce lieu donne l’occasion à des  femmes de s’épanouir et  de partager de moments de bonheurs.

 

Centres Femmes-Appartenances
Rue des Terraux 10 - 1003 Lausanne
Tél : 021 351 28 80 – Fax : 021 351 28 81
E-mail : centre.femmes@appartenances.ch
Site : www.appartenances.ch
 

Luisa

03/12/2006

Marlies Bolliger, Artiste-peintre

Dans son école d’art de la Cité, dans la vieille ville de Lausanne, Marlies Bolliger peint, crée, transmet son savoir par le biais de ses cours.

Formée comme peintre en décors de théâtre en Allemagne, elle se spécialise ensuite dans l’art du trompe l’œil. A l’aise dans toutes les techniques picturales, Marlies Bolliger maîtrise parfaitement tous les éléments de peinture.

Ses créations sont conçues pour un univers très large. Marlies Bolliger se souvient : « A Berlin, alors que j’étais enceinte, pendant un mois j’étais sur des échafaudages en train de peindre sur une façade, c’était très palpitant !» Elle a également exposé en Suisse, en Espagne et en Belgique.

Ses peintures sont principalement «figuratives» de tout genre, à la fois imaginaires, fantaisistes voire féeriques. Très colorées, on retrouve très souvent un mélange de rouge, d’orange et de jaune. «Quand je peins, je commence par le fond et là apparaissent des formes, des visages, c’est généralement de cette façon que vient mon inspiration.»

 

   

 

 

 

 

 

 

Marlies Bolliger est une passionnée de l’art et le désir de partager et de transmettre ses connaissances lui a donné envie d’ouvrir une école. Son enthousiasme, son savoir et son expérience font le bonheur de ses élèves et leur donnent une réelle motivation. A savoir que ses cours sont destinés à des adultes de tous niveaux.

Parallèlement à son école, Marlies Bolliger continue de peindre et de réaliser des commandes pour des trompes l’oeil et des tableaux.

Jusqu’au 24 décembre 2006 elle présente ses peintures à la Bohême, Art&Design à Pully. N`hésitez pas à voir l’exposition et laissez-vous emporter par la magie de ses tableaux!

 

La Bohême  Art&Design, rue de la Poste 2, 

1009 Pully/Switzerland, tél. 0041(0)21.711.00.70

Heures d’ouverture:

Mardi et mercredi de 14h00 à 18h30, jeudi et vendredi de 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 18h30, samedi de 9h30 à 12h00

Nocturne mercredi 13 décembre jusqu’à 22 heures en présence de l’artiste

 

Marlies Bolliger,

Ecole d’Art de la Cité Rue Cité-Derrière 12,

1005 Lausanne/Switzerland ,Tél. 0041(0)79.478.07.80

mailto:ma-bo@tele2.ch

 

                                                                                      Sandra

20:58 Publié dans CULTURE | Lien permanent | Commentaires (1)

L’homme à travers l’automne

La vie de l’homme ressemble fort à celle des arbres. Il naît nu et dépouillé et se repouille au fur et à mesure de sa croissance de magnifiques fleurs, suivies d’un feuillage verdoyant. Le hic, c’est qu’il pense toujours pouvoir rester vert…
Mais un jour ou l’autre les signes avant-coureurs de baisse de régime commence à prodiguer leurs effets.
Les feuilles de vertes qu’elles étaient commencent à perdre leur vigueur et se ratatinent en prenant des teintes qui vont du jaune franc à l’ocre, orange rouge pâlot ou flamboyant. Certains s’acceptent dans cette situation en déployant de magnifiques feuilles brillantes : ils savent qu’en fin de compte ils les perdront, mais qu’un nouveau printemps viendra ensuite pour les booster et que leur splendeur reviendra. 

D’autres, au contraire se ratatinent tellement qu’ils ne donnent qu’une pâle image de ce qu’ils étaient ou de ce qu’ils sont malgré cette transformation. Ils s’aigrissent et deviennent si décharnés qu’ils ne donnent aucune envie d’être côtoyés.


D’autres choisissent de dormir dans la barque de la vie, essayant par leurs propres efforts de rester jeunes et beaux, bien que ça ne durera pas longtemps.

D’autres encore, malgré les changements de saison qu’ils sentent venir inexorablement essaient courageusement de tendre les branches vers l’autre pour passer le cap ensemble.


L’automne, il faut de toute façon y passer ! Autant que ce soit avec le sourire sachant que bientôt, après un long moment de repos, la vigueur reprendra vie à l’aube d’un printemps qui s’annoncera de toute façon après un hiver si intense soit-il !

L’automne
 

L’automne s’annonce en habits chatoyants
De rouges, oranges et jaunes vêtu
Il regarde de ses branches
Ces feuilles qui se déhanchent,
Se convulsent, se lâchent
Pour rejoindre le plancher des vaches.

Le vent contribue au dépouillement
Comme la sève au printemps
 

Je contemple ses ramages magnifiques
Se disperser et c’est magique ;
Les trottoirs et les rues font place
A de merveilleux tapis crissants
Dans les pieds ou s’envolant au gré du vent.

Je sais que des jours tristes suivront
Mais bien plus encore revivront
Au printemps suivant
Un nouvel enchantement :
Des bourgeons, des fleurs
Précurseurs
D’une nouvelle génération de feuilles.
 

Et rien que d’y penser
C’est merveilleux de se le représenter !

 

Marianne

QU’EST-CE QUE LA PHYTOTHERAPIE ?

La santé est le but primordial pour chacun, comment la conserver ? J’aimerais vous parler de Phytothérapie, la médecine naturelle qui est sans danger, sur la base des plantes médicinales.

Utilisée depuis des millénaires pour soigner (les écrits la concernant datent du XVII siècle av. J.C) en Egypte. Un roi de Babylone créa un jardin contenant 64 espèces médicinales, 8160 recettes à base de 1871 plantes étaient écrites déjà 2000 ans av. J.C. en Chine, aussi Hippocrate père de la médicine en 460 av. J.C. a utilisé les plantes pour guérir.

Qu’est-ce la phytothérapie ? Le traitement des maladies par les plantes.Comment ? Sous forme de tisanes, poudres, teintures…
Cette fois nous allons prendre connaissance de tisanes. Pour ceux qui n’aiment pas les boires, la prochaine fois je développerai d’autres formes d’utilisation des plantes.

Aujourd’hui on trouve dans les commerces les tisanes sous formes des sachets ou en vrac (les feuilles, fleurs, racines, semences, plantes entières).

Les tisanes, on les prépare par :

  • Macération: on laisse les plantes macérer dans de l'eau tiède une période variant de 12 heures à 15 jours en fonction du type de plante.
  • Infusion: On verse de l'eau bouillante sur les plantes émiettées et on laisse reposer 10 à 15 minutes avant de boire à petites gorgées.
  • Décoction: les plantes émiettées sont bouillies pendant 5 à 10 minutes, puis on laisse refroidir jusqu'à une température buvable. On filtre et ensuite on peut boire.
Il est très important de préparer les tisanes correctement :
  • éviter de les sucrer, le sucre provoque des ballonnements ; utiliser du miel
  • le récipient dois être en verre ou en porcelaine mais pas en métal

Quelques conseils pratiques et simples pour se soigner soi même :
La grippe : thé de thym avec miel et citron
Hypertension : thé vert, d’olivier
Hypotension : thé de gingembre
Crampes : thé de queues de cerise
Cellulite : thé reine des prés
Bronchite : thé de bourgeon de sapin
Calcul : thé de dent de lion
Constipation : thé de bourdaine
Obésité : thé de guarana, thé vert
Mémoire :thé de ginkgo biloba
Migraine : thé de saule blanc

Il y a beaucoup de maladies et je ne peux pas toutes les énumérer, mais vous pouvez trouver les conseils sur différentes sites d’internet en utilisant par exemple le moteur de recherche www.google.ch et en tapant  phytothérapie. La prochaine fois je vous parlerai de bains.

Violette

17:36 Publié dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (1)