03/12/2006

L’homme à travers l’automne

La vie de l’homme ressemble fort à celle des arbres. Il naît nu et dépouillé et se repouille au fur et à mesure de sa croissance de magnifiques fleurs, suivies d’un feuillage verdoyant. Le hic, c’est qu’il pense toujours pouvoir rester vert…
Mais un jour ou l’autre les signes avant-coureurs de baisse de régime commence à prodiguer leurs effets.
Les feuilles de vertes qu’elles étaient commencent à perdre leur vigueur et se ratatinent en prenant des teintes qui vont du jaune franc à l’ocre, orange rouge pâlot ou flamboyant. Certains s’acceptent dans cette situation en déployant de magnifiques feuilles brillantes : ils savent qu’en fin de compte ils les perdront, mais qu’un nouveau printemps viendra ensuite pour les booster et que leur splendeur reviendra. 

D’autres, au contraire se ratatinent tellement qu’ils ne donnent qu’une pâle image de ce qu’ils étaient ou de ce qu’ils sont malgré cette transformation. Ils s’aigrissent et deviennent si décharnés qu’ils ne donnent aucune envie d’être côtoyés.


D’autres choisissent de dormir dans la barque de la vie, essayant par leurs propres efforts de rester jeunes et beaux, bien que ça ne durera pas longtemps.

D’autres encore, malgré les changements de saison qu’ils sentent venir inexorablement essaient courageusement de tendre les branches vers l’autre pour passer le cap ensemble.


L’automne, il faut de toute façon y passer ! Autant que ce soit avec le sourire sachant que bientôt, après un long moment de repos, la vigueur reprendra vie à l’aube d’un printemps qui s’annoncera de toute façon après un hiver si intense soit-il !

L’automne
 

L’automne s’annonce en habits chatoyants
De rouges, oranges et jaunes vêtu
Il regarde de ses branches
Ces feuilles qui se déhanchent,
Se convulsent, se lâchent
Pour rejoindre le plancher des vaches.

Le vent contribue au dépouillement
Comme la sève au printemps
 

Je contemple ses ramages magnifiques
Se disperser et c’est magique ;
Les trottoirs et les rues font place
A de merveilleux tapis crissants
Dans les pieds ou s’envolant au gré du vent.

Je sais que des jours tristes suivront
Mais bien plus encore revivront
Au printemps suivant
Un nouvel enchantement :
Des bourgeons, des fleurs
Précurseurs
D’une nouvelle génération de feuilles.
 

Et rien que d’y penser
C’est merveilleux de se le représenter !

 

Marianne

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